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Parution de Li Ang, "Le Banquet aphrodisiaque" (coll. Taiwan Fiction, L'Asiathèque, octobre 2023)

 

À paraître le 4 octobre dans la collection "Taiwan Fiction"

C'est traduit par Coraline Jortay, et c'est évidemment très recommandé !
 
Avec une petite postface de votre serviteur.
 
 
李昂,《鴛鴦春膳》
 
 


Présentation de l'éditeur :
 
Un récit féministe où politique, gastronomie et érotisme vont de concert !
Comment digérer le passé ? Tantôt doux-amer, tantôt piquant, le roman de Li Ang, figure majeure de la littérature taïwanaise contemporaine, donne chair à une histoire politique sensible du vingtième siècle taïwanais. De l’humble riz au curry de la période coloniale japonaise au thé aux perles de la démocratisation de l’île, en passant par les nouilles au bœuf des prisons de la Terreur blanche, chaque chapitre est un plat où se livrent à petit feu autant d’histoires parallèles de la construction de cette société insulaire. Mémoire sensorielle de la protagoniste Wang Chi-fang et de sa famille, le Banquet aphrodisiaque nous invite à un festin fastueux où passe à la casserole un siècle de relations de pouvoir — de l’intime à l’international.
C’est une histoire de l’île de Taiwan depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui à travers la nourriture ; on y voit notamment comment l’île s’émancipe de ses lois et tabous ancestraux et des régimes oppressifs qui ont pesé sur elle.
Roman à l’écriture crue et incisive, où se déploient passions humaines et revendications sociales, ethniques et culturelles. C’est un roman d’apprentissage où la nourriture est une métaphore de la condition hybride de Taiwan (liens avec la gastronomie chinoise, la cuisine japonaise, la globalisation de la cuisine occidentale et la curiosité à l’égard des cuisines du monde…), mais c’est aussi une voie d’accès aux sensations les plus extrêmes et à une réflexion très originale sur l’érotisme.
 
L’autrice
 
Li Ang, née en 1952, est considérée, depuis la parution en 1983 de l’œuvre qui la rendit célèbre, Tuer son mari (Shafu), chef-d’œuvre de la littérature féministe, comme une des romancières taïwanaises les plus marquantes. La transgression des normes caractérisant son écriture fictionnelle lui a attiré à la fois louanges et violentes attaques. Plusieurs fois publiée dans des traductions en français, Li Ang observe d’un regard acéré sur la la vie sociale à Taiwan aujourd’hui et cherche à y démêler les relations qu’entretiennent sexualité et pouvoir. Sont déjà parus en France, notamment : Tuer son mari (Shafu, 1983, trad. Alain Peyraube et Hua-Fang Vizcarra, sous le titre la Femme du boucher, Flammarion, 1992, puis sous le titre Tuer son mari, Denoël & d’ailleurs, 2004), Nuit obscure (An ye, 1985, Actes Sud en 2004, trad. Marie Laureillard) et le Jardin des e?garements (Miyuan, 1990, Picquier 2003, trad. André Lévy).

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