vendredi 9 novembre 2018

Participation à l'émission "Cyberpunk : quand la SF s'incarne" (Méthode scientifique, France Culture)

Lien vers le podcast :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/le-corps-cybernetique-quand-la-sf-sincarne


En direct en public depuis le Centre des Congrès à Nantes pour cette nouvelle édition du Festival des Utopiales, édition cette année consacrée au corps. Que se passe-t-il quand on marie un corps humain et la science-fiction ? La plupart du temps un mélange homme-machine, des implants, des membres cybernétiques, c'est l'avènement du cyberpunk, mouvement littéraire initié au début des années 80 par William Gibson et Bruce Sterling, renforcé pour le grand public avec la sortie de la trilogie Matrix au début des années 2000. Le cyberpunk n'est pas qu'un mouvement littéraire, c'est une dystopie politique, un mariage malheureux entre la chair et la technologie dans une lutte à mort pour savoir lequel des deux à la fin qagnera le contrôle de l'autre.

Cyberpunk : quand la SF s'incarne : tel est notre programme charnel pour l'heure qui vient.
Et pour évoquer ces chairs et ces esprits contrariés par la machine et la technologie, nous avons le plaisir de recevoir Li Cam, autrice de Cyberland chez Mü Editions, Gwennaël Gaffric, maître de conférence en langue et littérature chinoises à l'université Jean Moulin Lyon 3 et traducteur de la trilogie des Trois corps de Liu Cixin et Raphaël Granier de Cassagnac, chercheur en physique des particules et auteur de Thinking Eternity chez Mnémos.

mercredi 17 octobre 2018

dimanche 14 octobre 2018

Entretien autour de Liu Cixin pour Sciences&Avenir

Lien vers l'entretien vidéo : https://www.sciencesetavenir.fr/decouvrir/livres/liu-cixin-auteur-du-probleme-a-3-corps-par-son-traducteur_127928

Et plusieurs pages sur la trilogie de Liu Cixin à retrouver dans le numéro de Sciences & Avenir d'octobre.

Merci à Azar Khalatbari et Olivier Lascar !

vendredi 12 octobre 2018

Parution de La Mort immortelle


Parution de « La Mort immortelle », troisième et dernier tome de la trilogie de Liu Cixin, dans vos meilleures librairies.



https://www.actes-sud.fr/catalogue/science-fiction-fantasy/la-mort-immortelle

Il est des aventures qui marquent, dans tous les sens que peut prendre ce verbe. La traduction de cette trilogie en fut une.

Merci à tous les compagnons de route, et tout particulièrement Joëlle Gaffric, Lin Chieh-an et Laurent Pagani, aux camarades traductrices et traducteurs du chinois qui m’ont offert quelques bonnes idées, ainsi qu’à tous les écrivains et traducteurs-écrivains dont la lecture m’a guidé (et aiguillonné) ces trois années durant.

Merci aussi aux chroniqueuses/chroniqueurs et blogueuses/blogueurs de tout poil qui offrent toujours des lectures inspirantes des romans, quelque critiques qu’elles soient.

Merci enfin aux lectrices et aux lecteurs qui m’écrivent avec tendresse et enthousiasme depuis la parution en français du premier tome (et même quand c’est pour me dire qu’il faudrait que je traduise plus vite 😉).

Bonne lecture !

PS : Un lecteur m’a écrit pour me demander pourquoi le titre en français était différent du titre anglais (« Death’s End »). Quelques éléments de précision ci-dessous :

Une précision avant tout (qui a son importance) : je traduis depuis le chinois (depuis le chinois de Liu Cixin, en fait, parce que dire LE chinois, ça n’a pas beaucoup de sens) et non depuis l’anglais.
Le titre original du roman est 死神永生, ce qui plus ou moins littéralement pourrait signifier : « Le Dieu/divinité de la Mort vit éternellement », rendre par Dieu des morts ou de Dieu de la mort aurait été trop maladroit et trop « exotisant » : la Mort n’est ni personnalisée, ni divinisée. La mort est ce qui survit à tout, ce qui n’a pas d’horizon, l’ultime phare dans la nuit. Les lecteurs patients comprendront sans doute mieux à la lecture du passage dans lequel la conception de l’immortalité de la mort est abordée.

Certains en déduiront que le titre anglais est donc à contre sens (puisque la Mort est sans fin) ; d’autres, qu’en poussant un peu plus loin, on peut interpréter ce titre comme la traduction de l’idée de la fin de la Mort comme représentation de l’achevé, du fini. Naturellement, il ne m’appartient pas d’en juger, mais c’est une discussion qui pourrait être très riche (on notera d’ailleurs que dans d’autres traductions – en espagnol, par exemple – « La Fin de la muerte » a aussi été choisi – en perdant peut-être quelque chose du jeu de mot en anglais).

Mais pour tout dire, le choix définitif du titre français découle d’une décision plus terre à terre : Liu Cixin m’a confié qu’il n’avait pas voulu du titre anglais. On lui a néanmoins imposé. Il m’a demandé (ainsi qu’à l’éditeur) de conserver le titre original. Il a aussi rejeté plusieurs autres idées de titres que nous lui avions soumis. Par respect pour l’auteur, et par volonté de rester proche du sens original (ou du moins, de mon interprétation), nous avons donc fait le choix de « La Mort immortelle ».

Je ne résiste pas cependant à la tentation de dévoiler quelques-uns des « titres alternatifs » envisagés ou tout simplement lancés sans réfléchir, dont certains ont été soufflés par des ami.es qui se reconnaîtront. Les deux derniers avaient mes faveurs :

« La Mort éternelle »
« Seule la Mort est immortelle »
« La mort comme seule éternité »
« L’éternelle fin »
« La Mort abolie »
« La Mort à l’infini »
« La Mort sans fin »
et bien sûr : « Le Dernier phare » (les lecteurs reconnaîtront)

Bonne lecture !


mardi 25 septembre 2018

Parution prochaine du "Problème à trois corps" (version poche)

À paraître le 03 octobre, chez Babel

Le Problème à trois corps (poche)

traduction révisée par votre serviteur. Bonne lecture !




Présentation éditeur :
En pleine Révolution culturelle, le pouvoir chinois construit une base militaire secrète destinée à abriter un programme de recherche de potentielles civilisations extraterrestres. Ye Wenjie, une jeune astrophysicienne en cours de “rééducation”, parvient à envoyer dans l’espace lointain un message contenant des informations sur la civilisation humaine. Premier volume d’une trilogie culte d’une ambition folle.

https://www.actes-sud.fr/catalogue/pochebabel/le-probleme-trois-corps-babel

dimanche 10 juin 2018

Page Facebook de la collection "Taiwan Fiction"

Pour retrouver toutes les dernières parutions et les chroniques autour des ouvrages de la collection "Taiwan Fiction", que j'ai l'honneur de diriger à l'Asiathèque, n'hésitez pas à vous abonner à notre page Facebook :
https://www.facebook.com/taiwanfiction/



lundi 23 avril 2018

Les Sentiers des rêves - Walis Nokan

Paru dans la collection "Taiwan Fiction" (L'Asiathèque) que j'ai l'honneur de diriger : Les Sentiers des rêves, recueil de microfictions de Walis Nokan, dans une superbe traduction de Coraline Jortay, avec une préface de votre serviteur : "Les microscosmes de Walis Nokan"


Présentation de l'éditeur :


Dans ce recueil de près de deux cents micronouvelles s’invitent Borges et Kafka, chamanes, morts-vivants, chevaliers redresseurs de torts, mais aussi l’auteur lui-même dans ses expériences les plus intimes. Ni tout à fait poèmes, ni tout à fait nouvelles, les histoires des Sentiers des rêves sont autant de microcosmes, d’univers fictionnels miniatures qui semblent dessiner une sorte de constellation et entraînent le lecteur dans un voyage poétique et onirique à travers une galaxie singulière née de l’imagination de Walis Nokan.
Les Sentiers des rêves et autres microfictions est le quatrième ouvrage de la collection « Taiwan Fiction » de l’Asiathèque, qui se propose de faire connaître aux lecteurs francophones des voix originales et importantes de la littérature taïwanaise contemporaine.

Walis Nokan, né en 1961 à Taiwan, dans le village de Mihu, est un écrivain issu du groupe austronésien des Atayal. Très actif dans la reconnaissance des cultures autochtones de Taiwan, il est l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages — nouvelles, essais et poèmes — où se manifeste une créativité débordante qui lui a valu de nombreux prix et distinctions. Il a contribué, avec une nouvelle, à l’anthologie Taipei, histoires au coin de la rue, parue à l’Asiathèque. Les Sentiers des rêves est son premier recueil de fiction publié en français.

mardi 10 avril 2018

Parution de Nouvelles de Taïwan (Magellan)

"Nouvelles de Taïwan" (ed. Magellan, coll. "Miniatures"), avec une nouvelle de Kao Yi-feng (高翊峰), traduite par votre serviteur : "Moustique et Mer" (蚊子海)


  • HUANG, Sabrina
  • TSAI, Suh-fen
  • TONG, Wei-ger
  • KAN, Yao-ming
  • KAO, Yi-feng
  • KO, Yu-fen

Résumé de l'éditeur :

Île austronésienne depuis des millénaires, refuge pour pirates, terre d’exil pour paysans chinois, l’île de Taïwan n’a pendant longtemps guère éveillé l’intérêt de ses voisins. Colonie japonaise jusqu’en 1945, Taïwan passa sous le contrôle de la Chine nationaliste à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Vaincus en Chine par les communistes, le gouvernement et l’armée nationalistes se replièrent en 1949 à Taïwan, où ils maintinrent jusqu’au milieu des années 1980 un régime autoritaire qui puisait une partie de sa légitimité dans la mise à l’honneur de l’héritage chinois.
Aujourd’hui, Taïwan est l’un des pays d’Asie les plus démocratiques, et sans conteste celui où les libertés publiques et individuelles sont les mieux respectées. Toutes écrites après l’an 2000, les nouvelles de ce recueil expriment les incertitudes politiques liées à la géographie, mais aussi cette profonde liberté vécue au quotidien, avec une grande sérénité.
C’est d’abord de l’île dont parlent ces textes. La mer n'est jamais loin, que l’on s’y perde ou que l’on s’y raccroche, qu’on en tire sa subsistance ou qu’on y éprouve sa valeur personnelle. Par-delà des traditions différentes qui, mêlées, ont forgé l’identité des Taïwanais, ceux-ci ont des histoires à partager.

Lien vers le site de l'éditeur

samedi 7 avril 2018

Le Monde chinois, spécial "Science-fiction sinophone"

2017/3-4 (N° 51-52)

Le « rêve chinois » et ses doubles : Aspects de la littérature de science-fiction dans le monde sinophone

(numéro spécial dirigé par G.Gaffric et J.Y.Heurtebise)

Sommaire

Emmanuel Dubois de Prisque, Jean-Yves Heurtebise, « Éditorial : Chine et Science-Fiction : de la Nouvelle Chine à la nouvelle vague »

Dossier : Le « rêve chinois » et ses doubles, Aspects de la littérature de science-fiction dans le monde sinophone

Gwennaël Gaffric, « Histoire et enjeux de la science-fiction sinophone »

Lorenzo Andolfatto, “Discourses of Science-Fictional Futuribility in Late Qing Fiction”

Nathaniel Isaacson, “Science as Institutional Formation in The New Era and Journey to Utopia”

Gwennaël Gaffric, « Histoire de la traduction de 1984 de George Orwell dans le monde sinophone »

Frederike Schneider-Vielsäcker, “An Ideal Chinese Society? Future China From the Perspective of Female Science Fiction Writer Hao Jingfang”

Entretien avec Hao Jingfang (Gwennaël Gaffric)

Han Song, « Contrôle de sécurité » (Traduit du chinois par Loïc Aloisio)

Loïc Aloisio, « Han Song : pour un retour sur Terre de la science-fiction »

Song Mingwei, « Les romans de science-fiction de Liu Cixin » (Traduit du chinois par Gwennaël Gaffric)

Liu Cixin, La Forêt sombre (extrait) (Traduit du chinois par Gwennaël Gaffric)

Coraline Jortay, « Aux frontières de l’identité : pronoms, classificateurs et focalisation narrative dans Membrane de Chi Ta-wei »

Jean-Yves Heurtebise, « La Science-Fiction en Chine : une évidence politique ? »

Paul-Antoine Miquel, « De Solaris à Gaïa et retour »

Emmanuel Dubois de Prisque, « Le futur de la Chine et son avenir »